L’apport d’un élément élastique amène une suspension au matériau de remplissage, donc de garnissage. Le plus connu, le « ressort biconique », apparaît sous la Restauration (1820). A partir de cet instant, il est difficile de garnir à l’ancienne. De ce fait, professionnels et clients s’en accommodent.

Nous avons à notre disposition trois types de suspension :

  • le ressort biconique,
  • le ressort nosag,
  • la sangle élastique.

Un guindage avec ressorts biconiques impose le sanglage sous les traverses. Il n’en est pas de même avec les ressorts à arcs et les sangles élastiques.

Le confort du siège dépend :

  • de la fermeté ou de la souplesse de la garniture,
  • des normes dimensionnelles du siège et des caractéristiques morphologiques des usagers.

Ces derniers, dans certains cas, pourront influencer la détermination :

  • hauteur, point de fuite du siège,
  • profondeur,
  • hauteur, dévers du dossier,
  • omoplates,
  • appui des reins,
  • accoudoir.

Tant de façons de garnir un siège ont de quoi laisser perplexes l’exécutant et le client.

Le client, en général, achète un siège pour son confort, sa couleur. Le tapissier devra renseigner ses clients sur les différents modes de garnissage même si les matériaux de confection ne se voient pas  (ils apparaîtront quelques temps plus tard à l’usage). Il est bon pour notre métier que le client soit informé sur le contenu de son siège et la technique employée. Le prix final sera évidemment bien différent selon le mode de garniture choisi.

Le tapissier a également pour rôle de guider les clients en ce qui concerne le choix de l’étoffe :

  • sa couleur,
  • sa nature,
  • sa texture.

Il est primordial, pour la satisfaction de chacun, d’éviter les fautes de goût que ce soit pour la couleur ou pour le motif. Le confort du siège peut aussi provenir d’une assise agrémentée d’un coussin. Là encore il existe une certaine diversité de matières et de remplissages :

Le remplissage de coussins traditionnels de sièges de style est généralement réalisé en duvet ou plumes. Ces derniers seront mieux maintenus avec des cloisons internes (ampleur double ou triple). En effet, les matériaux actuels sont confortables mais dans des formes un peu trop nettes qui ne correspondent plus à celles des plumes, moins précises et plus sensibles aux effets de compression.

Un coussin de mousse est moins confortable qu’un coussin de plumes ou de duvet.

Les coussins peuvent se façonner de différentes techniques avec une multitude de matériaux :

  • duvet,
  • plume,
  • mousse façonnée (latex, polyester),
  • mousse moulée à simple ou double face,
  • bloc de mousse enveloppé de ouate acrylique (Dacron),
  • garniture à carreaux piqués.

Le confort d’un siège à coussin provient non seulement du matériau de remplissage mais également de la technique employée pour confectionner la plate-forme.

  • ressorts biconiques guindés sur un sanglage fixé sur ou sous traverses,
  • ressorts à arc (nosag),
  • sanglages élastiques avec profil agrafé sur les traverses,
  • sans élasticité comme sur du bois, de la pierre, du plastique, du métal.

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